Il est enfin temps que mon post fait au Japon se publie, n'est-ce pas? Je voulais vous tenir au courant tout au long de mon voyage, mais je crois que la technologie japonaise n'est pas nécessairement si avancée que ça.......même si j'ai déjà vu tous les nouveaux ipod et ordinateurs qui vont sortir pour les 5 prochaines années.
Mais bon, j'en étais à vous expliquer l'avion en arrivant. Les premières impressions sur l'endroit sont un peu plates et dulls puisque c'est un aéroport. Mais en passant les douanes, j'ai eu un petit accrochage cocasse. Je n'avais pas de réservation d'hôtel, certains me disaient téméraires tandis que d'autres me disaient complètement cinglée. La femme au comptoir était décidément de l'avis de ces derniers. La dame m'arrête donc en me disant que je devais fournir l'adresse et le numéro de téléphone d'un hôtel. Évidemment j'en ai pas et je lui explique poliment qu'il y a un comptoir d'information à l'intérieur de ce même aéroport afin de m'aider dans ce genre de détail (hum!). Elle ne veut rien entendre. Une chance que j'ai eu la brillance d'esprit à 5 heures du matin de faire imprimer le e-mail de la guide que je rejoignais à Tokyo dans le quartier de Shinjuku, elle m'a laissé son numéro de cellulaire à 11 chiffres.
Je passe les portes et la chaleur, l'humidité et l'odeur me prennent à la gorge. Si vous essayez d'imaginer la pire journée chaude et humide de votre vie, ça n'arrive même pas au centième de ce que c'est en réalité. L'odeur est puissante, c'est plutôt indescriptible; un mélange de vieille maison humide, de moisissure, de poisson et d'égouts. Je réussis a trouver le comptoir de l'information et les dames sont très gentilles, je leur explique ce que j'ai l'intention de faire et on trouve des hôtels, des autobus, des horaires pour le métro, pour le train, un petit guide anglais-japonais (pratique!). Je sors de l'argent et je me mets en route pour mon hôtel, un hotel-capsule. Le trajet se fait en 1h30, mais me demande un effort incroyable!
Pour vous mettre en contexte, il y a plusieurs façons de se mouvoir en transport en commun: métro, train (électrique), train express (électrique toujours) et autobus. Contrairement à ici au Québec, le payage se fait au nombre de stations que vous parcourez et vous payez avant de passer la barrière. En passant cette dernière, vous mettez le billet dans l'endroit prévu et elle vous le remet poinçonné. À la sortie, même processus, à l'exception que si vous n'avez pas payé le bon montant, si vous êtes sorti plus loin par exemple, les barrières ne s'ouvrent pas et vous devez vous rendre au poste de rectification de billet. Bien sûr, il y a des agents à chaque entrée/sortie des trains ou des métros. Les autobus, c'est différent. Vous entrez par le côté et prenez un billet. Encore une fois, le paiement se fait selon le nombre de stations parcourues. À la sortie, qui se trouve uniquement à côté du chauffeur, vous insérez le billet et il vous indique le montant à payer. Tout est en japonnais et est loin d'être facile. Il existe plus de 15 lignes de métro et plus de lignes de train juste pour le ville de Tokyo. Cette ville seule contient 12 millions d'habitant, le double de la population du Québec!!! Je dois faire quelques transferts, je demande mon chemin à une fille super-sympathique, je marche un peu et voilà j'arrive à mon hôtel pour la nuit.
Comme le nom de l'hôtel le dit si bien, les gens dorment dans une capsule qui est de 2m par 1m et à peu près 75cm de haut. Votre capsule est votre lit, mais inclus la télévision au plafond et le kimono de coton. Il y a plusieurs étages empilés les uns sur les autres et la salle de bain/douche est commune. Puisque tout est si petit ici, ils vous donnent une clé pour un casier, mais qui mesure pas plus de 15 cm de large....avec mes bagages on va oublier ça! Ils vont dormir avec moi! Chose que j'avais entendue parler, mais n'avais jamais vécue, c'est d'enlever ses souliers en arrivant à quelque part. Ça met dans le bain assez vite en plus de tout le monde qui se promène, les lumières, les cellulaires et la fatigue commence un peu à se faire ressentir, on s'entend que je suis partie le 28 au matin, mais je suis arrivée le 29 au soir à cause du décalage horaire.
J'étais supposée rejoindre ma guide pour souper dans le quartier de Shijuku pour 17h, mais il est déjà 18h30, sinon plus. Je l'appelle sans plus tarder et lui demande si c'est possible qu'elle vienne me rejoindre à Akihabara, où je suis puisque je ne sais pas si je vais me perdre dans toutes les stations à prendre. La chaleur est crevante, je sue de partout, et vous qui me connaissez, savez comment ça peut devenir!!!! J'apprends en plus que le téléphone public fonctionne au temps d'utilisation....donc ça coupe tout le temps et ma guide n'est pas très bonne en anglais et disons que mon japonnais est plutôt nul! Je me précipite auz ordinateurs vous écrire, parle avec les autres gens qui se retrouvent dans la salle commune de l'hôtel et qui viennent de partout dans le monde. À seulement 3900 yens, c'est normal!!! Le taux de change est à peu près 100, donc ça équivaut à 39 CAD, vraiment pas cher!
Il y a un groupe de 4 gars qui viennent de Chicago super sympa, qui sont au Japon pour apprendre un espèce d'art martial que j'ai oublié le nom, mais qui implique des épées. Un des gars m'aide dans mes péripéties avec les claviers japonnais et on jase pendant que je commence à avoir un regain d'énergie, on s'entend que pour moi, dans ma tête, il est 9h du matin et non 9h du soir. Je l'invite à venir rejoindre Hitomi, ma guide, avec moi à la gare d'Akihabara qui est à 5 min. de marche. Il accepte, car nous n'avons tous pas mangé et disons que j'ai plus que faim et plus que hâte de goûter à de sushi authentique, malgré les interdictions de l'infirmière qui m'a vaccinée... En attendant la guide à la gare d'Akihabara, j'ai le temps d'apprendre quelques mots clés de japonnais et de me laisser entourer et de vivre la culture japonnaise. Des lumières partout, de l'électronique partout, mais surtout des gens comme même à Montréal à l'heure de pointe sur la Sainte-Catherine ne réussira jamais à battre! Mais tout le monde parle au cellulaire, c'est tellement bizarre tout ce monde et jamais personne qui échange rien. Dans le métro ou dans les wagons de trains électriques qui passent par dessus les rues, nous n'avons pas le droit de parler au cellulaire, donc les gens se font des texto et dès le pas sorti de la barrière, voilà que tout le monde parle et cela crée une cacophonie incroyable, surtout que le japonnais n'est pas ma langue première!!!
Bizzarement, je ne me sens pas dépaysée. J'ai l'impression que je suis déjà venue ici, que je connais cette place, cette culture. Je suis au milieu de tout ces gens inconnus, dans une ville inconnue, dans un pays très loin du mien après un voyage quand même pénible en avion et je reste là, pantelante, les yeux ouverts, scrutant tout autour, mais paisible. Comme si je me fermais les yeux et que je tournais sur moi même les cheveux dans le vent, sur le bord de la plage, comme nous voyons dans les films. Nous finissons par trouver ma guide super branchée, qui au départ je croyais que c'était un gars (oops!) et nous allons dans un restaurant, mais où ils ont le droit de servir de l'alcool. Là-bas les restaurants qui servent de l'alcool ne portent pas le même nom. La guide commande pour nous puisque tout est en japonais.....enfin mon premier repas, j'ai tellement faim!!!
Le repas est fait de nouilles japonnaises au boeuf, de soupe au miso et de sachimi. Ce dernier est du poisson cru, tout simplement. Bien sûr il y a un bol de riz qui vient avec le tout, mais le sachimi est une assiette avec des tranches de poisson cru, dont des morceaus de "squid", c'est entre de la pieuvre et du calmar et c'est excellent!
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